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Rezé ouvre ses chemins de traverse
Depuis septembre 2011, la commune de Rezé expérimente la signalétique piétonne sur les chemins de traverse du quartier de la Blordière. Hugues Boutolleau, élu en charge du développement durable, dresse un premier bilan très encourageant.
Quelle est la taille de votre commune ?
Rezé fait partie de l’agglomération nantaise et s’étend sur 1 543 hectares. C’est la quatrième commune la plus peuplée du département de Loire-Atlantique (39 145 habitants).
Comment vous est venue l’idée d’une signalétique piétonne ?
Depuis 2004, nous faisons un travail sur le repérage des liaisons piétonnes de proximité, appelées « chemins de traverse ». Avec l’aide d’habitants volontaires du quartier Blordière, nous avons pu établir une cartographie. Il nous a donc semblé intéressant de faire connaître ces chemins à la population pour des raisons de sécurité routière mais aussi de santé puisque la marche est une activité physique. Début 2011, nous avons découvert la signalétique piétonne mise en place par l’INPES dans le centre de Nantes. Comme les élus de Rezé souhaitaient créer un temps fort autour des chemins de traverse à l’occasion de la semaine de la mobilité de septembre 2011, nous avons eu l’idée de mettre en place un jalonnement pérenne dans la continuité de la campagne Manger Bouger.
Comment avez-vous procédé ?
Nous avons fixé une stratégie en plusieurs étapes : jalonner les chemins de traverse depuis le centre du quartier vers les équipements publics ; étudier l’emplacement des mâts de signalisation ; calculer le temps de trajet (en prenant comme base la longueur des itinéraires avec une vitesse d’un mètre par seconde) ; consulter les entreprises de signalétique et enfin passer la commande grâce à la maquette fournie par l’INPES.
Qui vous a aidé à monter ce projet ?
En interne, j’ai pu compter sur mes équipes. En externe, l’INPES et le pôle de proximité Nantes Métropole nous ont apporté leur concours.
Pourquoi avoir choisi le quartier de la Blordière pour initier ce projet ?
D’une part, les chemins étaient déjà cartographiés et, d’autre part, sur ce quartier, les équipements publics (école, gymnase, bibliothèque, centre socioculturel) sont bien reliés au réseau des chemins de traverse, ce qui facilite une première expérimentation.
Quel budget et quel personnel avez-vous consacré à cette opération ? Y aura-t-il une extension aux autres quartiers ?
Nous avons consacré un budget de 1460 € TTC pour la fourniture du matériel (11 emplacements, 17 panneaux). Côté personnel, la ville a fourni deux agents pour le suivi technique (une chargée de mission paysage et environnement et une responsable de la mission Agenda 21) et Nantes Métropole trois à quatre agents concernés par la pose des dispositifs. En tout, il nous a fallu quatre mois pour mener à bien ce projet. En 2012, nous comptons l’étendre à un autre quartier que nous n’avons pas encore choisi.
Au vu du bilan de la première tranche, quelles sont les principales corrections concrètes à apporter ?
L’inauguration du 24 septembre a permis de tester cette expérimentation et des points d’améliorations ont été identifiés. Ils sont de trois ordres :
- du point de vue de la lisibilité :
on doit pouvoir lire toutes les directions depuis le centre du quartier ;
certains panneaux doivent être déplacés pour une meilleure lisibilité.
- du point de vue des choix de jalonnement :
il faut réaliser le jalonnement des trajets en sens inverse ;
et étudier la pertinence de jalonnements transversaux.
- du point de vue de l’aménagement des chemins :
des ajustements sont à réaliser pour le confort de tous les usagers (personnes à mobilité réduite, poussettes, etc.) : aménagement de surbaissés, élargissement de certaines chicanes.
Quels sont les bénéfices d’une telle opération pour la commune et vos concitoyens ? Est-il possible de l’implanter dans une plus grande ville ?
La signalétique piétonne encourage les usagers à emprunter ces chemins de traverse, notamment les nouveaux arrivants. Ils peuvent ainsi découvrir des raccourcis sécurisés et agréables tout en pratiquant une activité physique. Comme les itinéraires jalonnés sont courts, il vaut mieux commencer à l’échelle d’un quartier mais on peut très bien l’imaginer dans une plus grande ville.
Quels sont vos prochains projets dans le domaine de l’éco-mobilité et des « transports doux » ?
Outre l’extension de la signalétique piétonne, un plan vélo communal est en cours de réalisation sur la commune. Nous avons aussi implanté en septembre dernier deux stations Bicloo (vélos en libre-service sur le modèle nantais) et nous menons une réflexion sur le développement de l’autopartage type "Marguerite" et sur l’encouragement aux déplacements multimodaux. Enfin, nous souhaitons développer le Chronobus (temps de parcours garanti quelle que soit l’heure) que Nantes Métropole mettra en service en septembre 2012.









